Pas le temps pour un coaching!

Alice, comment es-tu venue au coaching ?

Je me suis sentie à la limite du burn-out, je me sentais très mal, je ressentais une forme de fatigue Intellectuelle, physique et un manque de créativité. Mon Directeur, qui avait probablement perçu ces signaux de mal-être m’a proposé de rencontrer 2 Coachs.

Et comment as-tu pris cette proposition ?

Un coaching ? NON ! Je me suis braquée, et j’ai utilisé divers moyens pour lui faire comprendre que ce n’était pas pour moi, que ce n’était pas du tout le moment, etc. …

Malgré mes objections, mon Directeur est revenu à la charge avec cette proposition. Je me suis alors dit qu’il ne lâcherait pas … Pour me sortir de cette situation, je m’entends lui dire « envoyez-moi vos deux guignols ! » Au fond de moi, je considérais que c’était la meilleure option pour qu’il ne m’en parle plus ensuite.

Mon Directeur m’avait demandé de répondre à deux questions dans les 24 heures qui suivraient ces entretiens :

  • Démarrer ou non un coaching ?
  • Avec lequel des deux Coachs le démarrer, le cas échéant ?

Au fond, il m’a rassurée sur le fait que j’étais souveraine. J’ai pris conscience qu’il me donnait une vraie liberté, et j’étais OK pour exercer ce pouvoir de faire des choix.

Et alors, cette rencontre avec ces deux Coachs ?

Je les ai vu, ensemble avec mon Directeur, puis l’un après l’autre sans mon Directeur.

J’ai été « cash », sans chercher à masquer ce que je ressentais, ni ma perplexité à leur encontre. Mes doutes venaient d’un a priori très négatif autour de ces métiers…que je connaissais mal.

Chacun d’eux a accueilli telles quelles mes perceptions de son métier, et sans chercher à argumenter, m’a éclairée sur la réalité de sa pratique.

Pour cadrer les choses, j’ai jugé utile de leur préciser : « et surtout, je ne répondrai jamais à la question : si vous étiez un fruit, quel fruit seriez-vous … ? » car je ne serais jamais une pomme !

J’avais besoin d’être au clair sur le « comment », leur façon de procéder que je ne connaissais pas.

J’ai aussi progressivement évalué ma relation avec chacun des deux Coachs sur différents registres : le degré de confiance, la facilité de communication, sa capacité à me comprendre.

Et 24 heures plus tard ?

J’ai commencé par me dire : « je le ferais avec Jérôme ».

Puis, « je vais le faire avec Jérôme »

C’était pour moi indispensable de choisir quelqu’un avec qui j’allais confier une partie de ma vie.

Et pourtant, tu n’avais pas le temps ?

Les contraintes de temps me semblaient bien compliquées (2h en séance + 1h30 de transport), mais nous avons réussi à nous mettre d’accord avec mon Coach sur des horaires adaptés, souvent bien matinales (7h à 9h) correspondant à un moment de haute énergie chez moi, parfois en fin de journée (17h à 19h). De cette façon, je ne coupais pas ma journée de travail. J’ai également pris conscience de l’intérêt du temps de transport qui, à l’image d’un sas, me permettait en amont de la séance de poser mes idées et choisir une problématique, et en aval de la séance de me projeter dans l’action.

Je suis venue en coaching avec plaisir, même pendant mes vacances !

Une seule fois, bien fatiguée et avec le sentiment d’être rattrapée par le quotidien, je suis venue à reculons avec ce « à quoi bon » en tête.

En m’ouvrant la porte de son cabinet, mon Coach a rapidement lu mon état d’esprit sur mon visage et après avoir vérifié quelles chaussures je portais, m’a dit « on va marcher au parc de la tête d’Or ».

Cette séance de coaching en marchant a été très bénéfique, je suis repartie avec les idées beaucoup plus claires et plus sereine. Jérôme m’envoyait le signal que je pouvais réfléchir autrement en sortant de mon univers habituel de réflexion.

Comment as-tu vécu ce temps de coaching ?

J’étais rassurée sur le principe que le coaching aurait un début, un milieu, une fin (NDLR : 9 séances sur 4 à 5 mois). Il n’y avait pas cette notion d’horizon fuyant que je perçois avec un psy. Et c’était important, puisque je ne cherchais pas un psy.

Je me suis engagée à fond, dès la première séance qui était Top !

Après la 5ème séance, j’ai réalisé qu’il n’en restait que 4 et j’ai eu très peur à l’idée que ça allait se finir.

J’ai cherché à thésauriser, j’ai pris un carnet et mes suis mise à prendre des notes en fin de séance pour me remémorer, me pousser dans mes engagements, garder une trace pour ne pas oublier, capitaliser. Ça a été une excellente stratégie ! (NDLR : depuis nous offrons un carnet à nos Coachés 😉 )

Qu’est-ce que tu as retiré de ton coaching ? Qu’en reste-t-il après 3 mois ?

Je ne m’oblige plus à me sous-évaluer, je ne pratique plus si souvent la culpabilisation. J’ai surtout admis que je ne pouvais pas tout faire, tout gérer seule. Les séances m’ont obligée à me poser mes propres limites. Jérôme a été très éclairant lorsqu’il m’a demandé si je pourrais un jour soulever une voiture ou voler dans les airs… Clairement, non !!

J’ai pris conscience de l’importance à nourrir chacun de mes domaines de vie (NDLR : pro, perso, couple, famille, social). Je prends clairement soin de moi avec des arbitrages que je fais sur mon temps et ma charge mentale. J’arrive enfin à lâcher en conscience, à déléguer sans culpabiliser.

Je pense que quelle que soit sa couleur de départ, à l’arrivée du coaching, elle est plus belle !

Beaucoup de personnes n’engagent pas un coaching faute de temps. Que leur conseillerais-tu ?

Le coaching, ce n’est pas de l’aqua-poney ou du shopping, ce n’est pas quelque chose que l’on engage quand on a du temps libre !

Le coaching, ça fait partie du job pour un Manager, ça permet de gagner en maturité avec de nouvelles clés de lecture des situations que l’on vit, de sérieusement progresser en savoir-être pour atteindre nos objectifs.

Jérôme Grandi

Président / Associé de JBM management

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